Objectif exploration Mission 3.7

Une activité que tu as toujours eu envie d'essayer ...

C'est fait ! Je me suis inscrite à un cours d'essai de tango. Depuis le temps que cette envie trottait dans ma tête, je me suis enfin lancée, un peu grâce au défi de cette carte d'ailleurs.

Ce n'était pas tellement le fait d'essayer quelque chose de nouveau qui coinçait. Le vrai hic, c'était que pour le tango il faut être deux.


Et ce prérequis indispensable pour faire ses premiers pas dans un cours, je ne l'avais pas.


Après avoir lu un article dans La Liberté qui confirmait que sous nos latitudes les hommes se font rares dans les cours de tango, j'étais sur le point de renoncer et de biffer définitivement ce point de ma bucket list. Et puis récemment, j'en parle à une amie - merci Sandrine - dont la prof d'EnerQi, est justement aussi prof de tango : "Va savoir, elle connaît peut-être un homme qui cherche une partenaire de danse pour un de ses cours !"

Choisissant d'écouter la petite voix qui me souffle "pourquoi pas?" plutôt que celle qui marmonne "Hummvouais, ça m'étonnerait", j'envoie un mail. Contre toute attente, la prof connait justement un homme qui cherche une partenaire de danse. Rendez-vous est pris pour un cours d'essai, pour "vérifier si le courant passe entre nous". Je ne m'arrête pas sur ce détail dont je ne saisis pas l'utilité, étant donné que je ne cherche pas un amoureux, juste un partenaire de danse.


Le cours d'essai


Une heure avant, petit coup de stress ! D'une part mon partenaire me confirme le rendez-vous à 21h alors que j'avais reçu l'info que le cours débutait à 18h45 et d'autre part, je ne sais pas comment m'habiller ou plutôt comment me chausser. Le tango, ça se danse avec des talons, non? Et des talons, je n'en mets quasi plus depuis les six semaines de semi-confinement, qui ont donné le dernier coup de grâce à ma démarche chaloupée. Depuis deux ans, escarpins, sandales, bottines et autres chaussures à talons dorment dans leur carton respectif et mes pieds se délectent du confort qu'offrent baskets et sneackers. Mais je ne peux pas danser le tango en basket ! J'embarque donc mes jolies "salomés" marine et blanches, portées trois fois depuis leur achat en automne 2019 à Lisbonne, et file à mon cours.

Mon partenaire étant annoncé avec quelques minutes de retard, j'en profite pour observer les couples, pas si débutants que ça à mon avis, qui évoluent à grandes enjambées fluides et parfaitement synchronisées sur le parquet de la salle de danse. J'essaie de comprendre les pas. Jusque là, je pensais que j'aurais à mémoriser quelques pas de base, mais j'ai beau compter, je ne trouve aucune logique dans les enchaînements. Mon partenaire arrive. Les présentations à peine faites, nous voilà embarqués dans un premier exercice, en contact pour le moins ... rapproché ! Je vous laisse imaginer : bras ballants, têtes tournées dans les directions opposées, en appui l'un contre au niveau de nos cages thoraciques, l'objectif étant de sentir la connexion. Je me sens gauche, empotée, stressée, je vacille sur mes talons, je m'excuse, je me sens nulle, totalement hors de ma zone de confort. Mon partenaire est bienveillant, patient, souriant. Il m'explique, se trompe aussi quelques fois (trop sympa). Et puis, peu à peu, ça matche, pendant trois pas d'affilée c'est fluide, on est en connexion ! Et je reperds l'équilibre, le rythme et le contact. On reprend. Le temps passe en un éclair, la leçon est déjà terminée. La prof s'approche : est-ce que le courant passe entre vous ? Je ne pourrais pas le certifier, mais mon partenaire, qui a quelques leçons d'avance, confirme que oui. Ce qui est sûr, c'est que j'ai compris que je n'allais pas avoir besoin de compter les pas. Mon partenaire n'étant pas découragé par ma piètre performance, on se met d'accord pour commencer dès le prochain module. Au passage, j'ai remarqué que les talons ne sont pas indispensables et mes jolies "salomé" ont retrouvé leur papier de soie dans leur carton.


Résultats de cette petite mission :

- j'ai passé un moment très sympa

- je suis sortie de ma zone de confort et j'ai survécu

- je commence une nouvelle activité !


VARIANTE : un cours en ligne ou un tuto


Qu'est-ce qui est plus facile pour vous ? Aller seul-e à un nouveau cours "en présentiel" ou participer à une formation en ligne ?


Même si je dois un peu prendre sur moi la première fois, je suis clairement plus à l'aise dans la vraie vie que dans le monde numérique. D'une part, je ne maîtrise pas très bien les outils informatiques mais surtout, j'ai besoin du non-verbal pour comprendre mon interlocuteur et par écrans interposés il me manque trop d'informations. Donc les cours en ligne, ça ne m'intéressait pas, je n'y pensais même pas. Jusqu'au jour où, pendant le fameux semi-confinement déjà cité plus haut (navrée de m'appesantir sur le sujet), Maman écourte un Facetime parce que "Mon cours de gym va bientôt commencé sur Zoom". Sur quoi ?!


Là, je me dis qu'il est temps de me ressaisir, avant que cette horrible pensée "c'était quand même mieux avant!" ne traverse un jour mon esprit. Je fais illico une recherche sur Google (ça, je maîtrise) et tombe sur un cours de danse intuitive, donné en ligne par une prof, qui est à Fribourg. Je ne sais pas pourquoi, mais le côté "local" me rassure. Danser seule dans mon hall d'entrée, face au petit écran de mon laptop posé sur une chaise, a été une expérience à la fois singulière et salutaire en cette période surréaliste d'isolement. Expérience qui m'a permis de tisser des nouveaux liens et des contacts amicaux et professionnels avec ladite prof, Lisa, et de continuer à danser en salle et en forêt, sitôt les restrictions levées.

Et puis, l'hiver suivant, les soirs de pluie où je n'avais plus ni l'envie, ni le courage de ressortir de chez moi, j'ai trouvé l'option en ligne bien pratique. Et ensuite, quelques mois plus tard, alors que les cours en salle étaient à nouveau soumis à des restrictions, cela m'a permis de garder le lien avec mes camarades du cours de taï chi et notre prof Laurence.

Depuis, j'ai suivi d'autres formations et des ateliers créatifs en ligne, acheté des capsules de formation à faire chez soi, à son rythme. Totalement réfractaire au début, je me suis adaptée et j'ai fini par y trouver du plaisir et parfois même des avantages.


Résultat de cette petite mission :

- Soulagement : je suis peut-être à la ramasse dans le monde numérique, mais ce n'est pas demain la veille que vous m'entendrez gémir "C'était quand même mieux avant".


Et maintenant, à vous ! Quel cours allez-vous tester ? En présentiel ou en distanciel ? Seul-e ou avec un-e ami-e ?


Quelques idées que je vous recommande chaudement :


le tango, avec Sonja et Patrick

https://tangofribourg.ch/


L'art du chi, taï chi et qi qong, avec Laurence

https://www.tantien.ch/cours/hebdomadaires


Danse intuitive, avec Lisa

https://www.espacesaufeminin.com/


Les adresses des points de vente du jeu ? C'est par ici : https://www.laparenthesecreatrice.ch/arttherapie


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